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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur : L’insouciance de l’enfance

10 avril 2019

Je reviens aujourd’hui avec une critique un peu particulière, j’ai terminé il y a quelques semaines le grand classique Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee, et étrangement ça ne m’a pas du tout parlé. C’est pourtant un mastodonte de la littérature, il est d’ailleurs dans mon poster des 50 livres à lire. En lisant le résumé, je m’attendais vraiment à trouver un livre tortueux abordant des sujets difficiles, avec pour thème principal le procès de ce pauvre homme accusé à tort, que sa couleur de peau va envoyer à la mort. Et à la place, je me suis ennuyée sur les trois-quarts du roman à suivre l’histoire de Scout, une petite fille de la ville.

En résumé :

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Celui-ci risque la peine de mort.

bannière Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Mon avis :

Lorsque j’ai commencé ma lecture, je ne savais pas trop vers quoi je me dirigeais, si ce n’est, à priori absolument pas vers ce que la 4ème de couverture me promettait au départ. Je m’attendais à suivre un procès, très controversé, avec beaucoup de poigne. Mais en commençant ce roman, je me retrouvais à lire l’histoire d’une petite fille avec un rythme très lent (sur plusieurs années). C’est à travers ses yeux de garçon manqué que va se dévoiler la vie de la petite ville d’Alabama et au fur et à mesure des « épreuves » traversées que sa prise de conscience va se développer.

On ne commence à parler du futur procès qu’à partir d’une bonne centaine de pages, et il ne débutera réellement qu’une centaine de pages encore après. Tout ce qui se déroule entre ces moments, ne raconte que la vie de Scout et son Frère.

Le point positif de ma lecture est que j’ai trouvé les personnages bien décrits, ils ont tous leurs qualités et leurs défauts ce qui les rend réels, j’ai beaucoup aimé le personnage d’Atticus, le père qui est plein de sagesse.

En conclusion :

Peut-être que j’en attendais trop au départ, et que justement la déception était trop grande. Je ressors de cette lecture avec l’impression qu’il ne se passait finalement pas grand-chose tout au long de l’histoire. J’ai cependant persisté jusqu’à la fin ; c’est le problème avec ces livres très cotés quand on ne les apprécie pas, on se demande si on a raté quelque chose mais là non, je n’ai pas accroché. J’ai toujours un peu de regret lorsque je lis un classique et que je ne l’apprécie pas.


Ma note : ★★☆☆☆

Les plus : Des personnages bien développés.
Les moins : Un rythme très lent.


Titre : Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
Auteur : Harper Lee
Edition : Livre de Poche
Nombre de pages : 624

2 Comments

  • Reply
    Laurence
    10 avril 2019 at 14 h 13 min

    … ou peut-être que ce n’était pas le bon moment pour lire ce livre !
    Au moins, ton avis est honnête 😉 !

    • Reply
      Chromopixel
      10 avril 2019 at 21 h 25 min

      Je ne sais pas si ça vient de la période… Je pense que ma déception vient essentiellement de la quatrième de couverture, c’est en lisant le résumé que j’ai eu envie de le lire, et finalement je le trouve très trompeur. Si dès le départ on m’avait dit que la narratrice de ce roman est une petite fille, Scout, qui raconte sa vie dans le Sud des Etats Unis au milieu des années 30 ou la ségrégation règne. Je pense que ma lecture aurait été différente. Je m’attendais vraiment a tomber au milieu d’un procès, et au final il ne passe qu’au second plan de l’histoire, ça m’a beaucoup déçu, et mes attentes n’ont pas été comblées. Mais l’histoire en elle même est très belle, c’est bien écrit, je m’attendais à un peu plus d’action mais ça reste une bonne lecture.

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