Contemporain

I am, I am, I am : 17 rencontres avec la mort

13 septembre 2020

Quelques jours après le déconfinement, je suis allée faire un tour en librairie. Forcément, après plusieurs mois sans nouveaux achats, c’était devenu un besoin vital ! (à prendre avec humour). Je m’étais fait une petite liste des romans que je souhaitais m’acheter lorsque les librairies rouvriraient. Finalement seulement quelques titres étaient disponibles lorsque j’y suis allée, j’ai donc fait un petit tour parmi les rayonnages à la recherche de romans que j’aurais pu oublier de noter. Et je suis tombée sur I am, I am, I am de Maggie O’Farrell en version poche. Sa couverture rouge m’a tout de suite attirée, je connaissais ce roman grâce à Charlotte Parlotte, qui en avait parlé plusieurs fois sur son compte à sa sortie en grand format. Et puis j’avais déjà lu un roman de l’auteure l’année précédente et j’avais beaucoup aimé l’histoire et sa plume. 

Cette histoire m’était restée en tête. Et ce petit format de 17 histoires basées sur la vie réelle de l’auteure m’intriguait énormément. Je l’ai donc ajouté à mon butin du jour, en me disant qu’il faudrait que je le lise prochainement. Au final il n’aura pas attendu tant que ça dans ma pile à lire, seulement 3 petits mois avant que je l’en sorte.

En résumé :

Il y a ce cou, qui a manqué être étranglé par un violeur en Écosse.
Ces poumons, qui ont cessé leur œuvre quelques instants dans l’eau glacée.
Il y a ce ventre, meurtri par les traumatismes de l’accouchement…

Dix-sept instants.
Dix-sept petites morts.
17 résurrections.

Je suis, je suis, je suis.

I am, I am, I am : 17 rencontres avec la mort Maggie O'Farrell

Mon avis : I am, I am, I am

C’est une lecture poignante. Je n’ai pas d’autres mots … J’ai été chamboulée par de nombreuses histoires présentes dans ce recueil. Maggie O’farrell a la faculté de raconter les histoires en donnant au lecteur l’impression qu’il est un témoin de chaque scène. La première histoire raconte comment elle a échappé à une agression qui aurait pu se terminer par sa mort. En lisant les premières lignes, je ne pouvais plus détacher mon regard de ces pages. Je ressentais la peur comme elle avait pu le ressentir elle aussi, c’était vraiment très fort.

Présenter une autobiographie à travers ses rencontres avec la mort est vraiment particulier, mais finalement il n’y a rien de plus saisissant. Si l’on m’avait annoncé que Maggie O’Farrelle sortait une autobiographie sur sa vie, je ne suis pas sure que cela m’aurait spécialement interpellé mais un roman coupé en 17 chapitres avec 17 histoires sur la vie de l’auteure et 17 aventures où elle a échappé à la mort, là oui j’en suis ! Bien que parfois, je me suis sentie mal à l’aise, aussi bien par l’ambiance que par l’intimité que l’auteure créée, j’ai adoré cette lecture.

Plusieurs ces histoires me hantent encore maintenant, combien de fois peut-on éviter la mort dans une vie. En faisant le point entre ses histoires et ma vie, je me dis que j’ai vraiment eu de la chance. Maggie nous parle de ces événements, mais de dit jamais qu’elle n’a pas eu chance, au contraire, le fait qu’elle est survécue à chacun de ces obstacles est un témoignage de la chance qu’elle a. Ces différentes rencontres avec la mort, en ont fait une femme qui connaît l’importance de la vie. 


En bonus je vous note mes histoires préférées de ce recueil :
  1. Le cou 1990
  2. Le cou 2002
  3. Le ventre 2003
  4. Les intestins 1994
  5. Ma fille aujourd’hui

Ma note : ★★★★☆


Titre : I am, I am, I am
Auteur : Maggie O’Farrell
Éditions : 10/18

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2 Comments

  • Reply
    Parlons fiction
    13 septembre 2020 at 13 h 22 min

    J’ai déjà vu ce roman en librairie, et je dois dire que son originalité me parle beaucoup. Il a l’air d’offrir une lecture poignante et percutante. Aborder la vie à travers la mort, c’est un concept très intéressant… Il est sur ma wishlist ! Très belle chronique 🙂

  • Reply
    Eline
    16 septembre 2020 at 17 h 12 min

    Sympa je connaissais pas du tout, je pense que ce style de lecture pourrait me plaire ! Merci pour ton retour 🙂

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