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Vers la beauté : un roman en plusieurs couches

17 juin 2019

À la sortie du film, Le Mystère Henri Pick, j’ai foncé acheter le roman me promettant de lire le livre avant de voir le film. Je n’ai pas tenu ma promesse, j’ai adoré le film et le livre est toujours en attente de lecture dans ma pile à lire (honte à moi). Pour me donner bonne conscience j’ai donc commencé Vers la beauté sans le faire passer par la case pile à lire, et il n’a pas fait long feu !

En résumé :

Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts de Lyon. Du jour au lendemain, il décide de tout quitter pour devenir gardien de salle au musée d’Orsay. Personne ne connaît les raisons de cette reconversion ni le traumatisme qu’il vient d’éprouver. Pour survivre, cet homme n’a trouvé qu’un remède, se tourner vers la beauté

vers la beauté david Foenkinos

Mon avis

Vers la beauté est donc mon premier roman de Foenkinos. Je ne sais pas trop comment aborder cette chronique. J’ai ressenti beaucoup de déception en refermant ce roman, puis en y repensant quelques semaines plus tard, je trouve qu’il était touchant.

On va suivre sur toute la première partie du roman Antoine Duris, qui décide de couper les ponts avec sa vie d’avant et part s’installer à Paris pour devenir gardien de musée. Antoine est quelqu’un de routinier, il n’y a quasiment pas d’action dans cette partie-ci du roman. J’ai trouvé ça long et ennuyeux. Adepte des romans policiers et thrillers, j’attendais de pouvoir mener l’enquête à mon tour, découvrir grâce aux indices laissés par l’auteur, les raisons de son départ précipité. Mais non, tout cela, nous l’apprenons dans la dernière partie du roman, sans le voir venir.

La seconde partie du roman se concentre sur un autre personnage. La transition entre ces deux parties est nette, et m’a perdu dans ma lecture, je cherchais le rapport avec Antoine. Il y a beaucoup plus d’action, mais cela ne compense pas les longueurs de la première partie. En réalité, cette seconde histoire aurait très bien pu être un roman à part entière et me donne l’impression que toute la « couche » du récit d’Antoine n’est que superficielle.

en conclusion

La force de ce roman, ce sont les émotions. En lisant et échangeant à ce sujet, j’ai l’impression d’être passé le complément à côté des sentiments qu’il dégageait. Le mal-être d’Antoine ne m’a pas touché plus que ça, la seconde histoire est plus violente et oui elle m’a happée, mais pour autant, je n’étais pas bouleversée… Avec du recul, je me dis qu’il me restera sûrement quelque chose de cette histoire, une trace, une pensée, qui n’était pas présente sur le coup. Je lirai (promis) le Mystère Henry Pick prochainement, afin de me faire une réelle idée du potentiel de l’auteur. Vous l’avez lu ?


Ma note : ★★☆☆☆

Les plus : Les différents sujets abordés. Les petites annotations humoristiques.
Les moins : Des longueurs dans la première partie.


Titre : Vers la beauté
Auteur : David Foenkinos
Editions : Folio
Nombre de pages : 256

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